Friterie Pau Chez Berdoulle

9 juillet, 2008

Changement de page…

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 8:16

Bonjour à toutes et à tous…

Pour avoir accès à plus de fonctions, j’ai changé la présentation du blog. Possibilité d’avoir accès aux archives et les textes moins bordéliques…Maintenant si vous préférez l’ancien, dites le moi et ce sera remis dans son ancienne configuration.

Je prépare pour demain la carte complète de ce que vous pourrez trouver chez Berdoulle, je ne pourrai pas encore mettre les prix, puisque ma comptable ne m’a pas encore remis son rapport. Bravo à vous, hier le compteur des visites à pété les plombs, en me levant ça fait plaisir…

Je vous parlais hier des mac machins, je vous promets un Big aussi, avec un autre nom, le même prix, mais pas le même contenant, le notre….ce qui sera dedans sera frais et légèrement différent…sourire ! Bon vous voulez le savoir ? Allez je vous le donne quand même… Le Biloute mac, le Big Biloute, le Biloute cheese, le Big Biloute cheese…. et ce sera déposé comme nom mdr !

Bon je vais me mettre à rédiger la carte pour que demain elle soit sur le blog.

Bonne journée à toutes et à tous.

Berdoulle

 

5 juillet, 2008

Visites chez berdoulle

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 21:11

Nous arrivons après un mois de blog, à presque 800 visites …. Merci à tous.

Pour qui a monté une société il sait le parcours du combattant que ça représente, surtout que mon ex société à qui j’ai donné ma démission, ne m’aide pas beaucoup c’est le moins que l’on puisse dire, mais comme disait mon arrière grand mère, « il y a la moitié du monde du monde pour emmerder l’autre sans rien y gagner de plus « !

Mais un ch’ti ça baisse jamais les bras ! Nous avons la pugnacité du Breton, le goût de la révolte des Basques, le goût de la liberté et de la parole des corses, le courage des Belges …et le goût des femmes des Italiens…… mais ça n’a rien à voir ….

J’ai passé près de 100 heures cette semaine, jours et nuits, pour les status, les prix, les fournisseurs, etc etc etc… la comptable ( que j’adore par sa jovialité, sa simplicité et l’amour de son métier envers les TPE ) à enfin reçu le dossier!

Elle se montera cette friterie envers et contre tout !

A bientôt et encore merci à tous!

Et à ceux que ça emmerde …ils savent ce que je leurs dit ! Ils se reconnaîtront !

Berdoulle

 

3 juillet, 2008

Chez Berdoulle Mourenx

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 22:54

 

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Bonjour à toutes et à tous.

 

La société continue à se monter doucement mais sûrement. Les statuts et autres papiers sont chez notre comptable…attente…

Egalement une réponse pour une friteuse pro qui viendrait …de Belgique, 2 fois deux bacs de 15 litres, extracteur et récupérateur de frites premier bain une vrai friteuse à la Belge…attente…

Je suis un peu déçu du manque de commentaire des Mourenxois et Mourenxoise , aucuns ….sourire …attente…

Notre très cher gouvernement devait alléger le côté dossier administratif hyper lourd, sur la création de société ! Si il y a une chose où je suis certain de leur zèle en mesures d’allégements ce sera sur mon compte en Banque par les prélèvements, Taxes, URSSAF, TVA impôts et tout le bazar qui aide beaucoup un jeune comme moi de 52 ans…(avec plus toutes ses dents), à débuter.

Cette friterie ce fera c’est indéniable, jusqu’à présent tout roule …C’est long, j’aimerai déjà y être et voir si je me suis trompé ou pas sur l’installation d’une friterie traditionnelle en terre Béarnaise. J’aime le Béarn autant que mon Nord natal, mon plan de financement tient la route, mais pour que mon banquier me suive aidez moi dans vos commentaires surtout les habitants de Mourenx et alentour, mettez des commentaires SVP, personne ne voit votre adresse IP, signez d’un pseudo, c’est anonyme, mais pour mon Banquier (donc pour moi) montrez lui que vous la voulez !!! mdr…Faites moi péter ce site en commentaires.

Je vous donne ma parole de ch’ti que vous ne serez pas déçu !

Il y aura des cartes de fidélités…

Des menus sur demandes

Des menus enfants.

Des frites aux détails pour ceux le soir qui n’auront pas envies de cuisiner…apportez vos saladiers…comme din ‘l nord !

Et surtout le jour de l’ouverture prévu (normalement) le 1er septembre (à cause des pommes de terre Binje qui ne se récoltent qu’à cette période) et que je ne veux pas vous faire déguster des frites surgelées, ni préparées sous vide, je préfère attendre 3 semaines de plus…Je ne peux faire mieux questions qualité…Donc le jour de l’ouverture eh bien les frites seront gratos pour tous ! Pas le reste …déconnez pas non plus mdr, faut que je paye ma serveuse de fille, elle à ma petite fille à nourrir …

Alors une dernière fois (je sais je suis chiant), montrez moi que vous la voulez cette friterie à Mourenx , qui sera situé à : (anciennement) « Au bon app » 3 Place de Roncevaux .

A vos claviers …j’attends…Non pas ce soir, là je vais me coucher mdr !

A bientôt

Berdoulle

27 juin, 2008

Friterie Chez Berdoulle Mourenx

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 19:26

 

 

 

Donc voila la friterie se situera à Mourenx, au 3 place de Ronceveaux à deux pas du Leader Price, juste à côté de la pharmacie.

Comme on dirait din l’nord « asteur y faut puq » Maintenant il n’y a plus qu’à s’y mettre et à tenir ma parole et pour ça pas de problème la parole est une parole. Le courage est là, il y aura un petit mois et demi entre les (innombrables) démarches administratives et l’ouverture que j’estimerai vers le 15 aout. La préparation du magasin, les modifications, l’enseigne, et vous n’aurez plus qu’à venir vous régaler.

Je suis heureux ce soir que ce rêve se réalise enfin, et je tiens à remercier Laeticia et Daniel les anciens propriétaires de leurs accueil et leur simplicité. Bientôt je vous écrirai en détail tout ce qu’il y aura dans les menus, les tarifs etc …

D’ores et déjà je remercie tous ceux qui sont venus visiter le site, presque 600 en un seul petit mois. La quête continue, mais croyez moi ça en vaut le détour. Bon week end à tous!

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1 juin, 2008

Bientôt une friterie ch’ti sur Pau

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 19:45

berdoulle21.jpg chris002.jpg

 

 

Chère Paloise, Cher Palois, et tous les Béarnais,

 

Nous sommes deux associés, Cédric et moi même, qui montons le projet d’une friterie traditionnelle du Nord et de la Belgique sur Pau.

Nous aimerions vous faire découvrir les délices des frites fraîches, des fricadelles, des mitraillettes et tant d’autres spécialités de chez nous.

Vous apprécierez notre accueil légendaire, notre bonne humeur et je pense un certain accent et patois du Nord qui à fait éclater de rire plus de vingt millions de Français….

Mais pour cela j’ai besoin de vous, besoin de savoir si une friterie ch’ti en terre Béarnaise vous plairait.

J’ai crée ce blog pour avoir votre avis, alors n’hésitez pas, laisser vos commentaires, et qui sait, nous verrons nous à la friterie un de ces jours ?

Je recherche toujours un local commercial en location où nous installer.Si des propriétaires sont intéressés… contactez moi ? Merci d’avance à tous ceux qui viendront et laisseront leurs avis.

Chris et Ced

 

7 novembre, 2009

De la friterie à l’écriture…

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 8:26

Alors que je vais tirer, la mort dans l’âme, un trait sombre et définitif sur la friterie, alors que depuis des mois je me débats dans les incompréhensibles imbroglios  » judico -commercial « ,  je vais profiter de ce blog (et pourquoi pas ?) pour placer une annonce, alors qu’un éditeur s’est intéressé à mon travail d’écriture et publiera et distribuera (certainement vers janvier) mon roman « Le crépuscule des innocents » qui sera suivi du « Dôme » et plus tard l’intégralité des textes et des commentaires du blog Chez Berdoulle.

Cette idée est en moi depuis pas mal de temps  avec la bénédiction de mon ami Hervé de l’océan indien (coucou à toi ma Loute)… écrire l’histoire des autres.

Je me suis imaginé, le jour où ma petite fille ou petits fils me posant la question, « Grand père : Qui étaient tes parents, tes grands parents, tes arrières grands parents ? » Je suis persuadé que je ne serai pas capable, en quelques mots, de leur relater ne serait-ce qu’une infime partie de leurs vies, qui ils étaient, à quelle époque ils avaient vécu.

Chaque famille a ses secrets, ses histoires d’amour ou ses drames.

Lorsque une personne disparaît, que laisse t elle de sa vie ?

Pour les plus chanceux, nés de familles ou de lignages connus, les persévérants légitimement ambitieux devenus célèbres, ce seront les médias qui laisseront une trace indélébile de leurs vies pour la postérité.

Mais tous les ignorés, tous les inconnus ; que laisseront ils de leurs existences, de leurs mémoires à leurs descendances ?

 

Comme la maman lisant un livre de contes à ses enfants, juste avant qu’ils ne s’endorment ou plus simplement pour les tenir sages quelques instants, pourquoi ne sortirait elle pas le livre de ses ancêtres pour transmettre la mémoire des disparus ? Des photos d’une lointaine époque, l’histoire entourant leurs vies, les évènements qui ont fait l’actualité du siècle.

Cela pourrait peut être les amener à s’intéresser à l’Histoire qui a fait le monde que nous connaissons.

J’ai eu la chance de connaître mes arrières grands parents. Nés au 19ème siècle, ils ont une histoire qui n’a certes pas changé la face du monde, et pourtant, à mes yeux et ceux de mes proches, ils ont tenu dans notre vie, une place très importante.

Je dispose d’une autre chance, celle d’avoir eu une arrière grand-mère en avance sur son temps, qui a eu la sagesse de m’expliquer sa jeunesse, son adolescence, son premier amour, sa grossesse à 16 ans…puis la guerre 1914-1918 qui a bouleversé sa vie. Je reste le dernier dépositaire de sa mémoire.

 

A 54 ans, je pense que le moment est venu de transmettre ce savoir à destination de mes enfants, petits enfants, qui le transmettront, je l’espère, à leur tour.  Ainsi rien ne se perd.

 

Titulaire d’un diplôme de bibliothécaire documentaliste et occasionnellement romancier, très attiré par l’histoire, pourquoi ne pas réaliser ce que j’aime : Ecrire.

Mettre ma plume au service de familles et éterniser l’histoire de leurs ascendants (es).

Je m’adresse à tous ceux qui aimeraient laisser en héritage, leurs mémoires, dans un livre familial, parler d’un proche, de leurs anciens, d’illustrer ces écrits de photos.

A ceux qui ne désirent pas que ces derniers sombrent dans l’oubli, ranimés une fois l’an lors de la Toussaint, sur une tombe froide, devenue aux fils des années, un endroit impersonnel.

Ce que j’appellerais « La Bibliographie de nos anciens » je me propose tout simplement de vous l’écrire.

Si l’aventure vous intéresse, je peux me déplacer afin de vous rencontrer ou tout simplement par téléphone ou par courriel. Nous pourrions définir ensemble la meilleure qualité d’écriture concernant cette période de vie.

 

En contrepartie je ne vous demanderai pas de tarifs prohibitifs et vous garantis par ailleurs une confidentialité absolue.

C’est ensemble et selon la taille du livre que le montant sera fixé. Que vous soyez chômeurs ou cadre supérieur, chacun aura la possibilité de laisser ses mémoires.

 

Ayant la chance d’avoir un éditeur pour mes propres écrits, il est possible de faire tirer un ou deux livres qui vous appartiendront ainsi qu’à vos descendants. La couverture sera personnalisée au moyen d’une photo, ou tout simplement du nom de votre famille.

 

Pour tous renseignements vous pouvez me contacter via ma boite Mail :

chriscattiaux@gmail.com

 

Je vous dis donc à bientôt pour : écouter, partager et écrire vos mémoires.

 

Cattiaux Christian.

PAU

 

13 octobre, 2009

Sur Boris Vian

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 8:39

                            Monsieur le président
                            Je vous fais une lettre
                            Que vous lirez peut être
                            Si vous avez le temps
                            Je viens de recevoir
                            La facture du mandataire
                            Qui me laissera par terre
                            Me plongeant dans le noir
                            Monsieur le président
                            Toi qui n’a rien à faire
                            Penche toi sur un pauvre ère
                            T’occupe pas de ton fils jean
                            Arrête de tout gâcher
                            Perdu mon entreprise
                            Et ce jusqu à ma chemise
                            Dois je me suicider ?

                            Dans le nord ou je sui né                       
                            On mange des pomme de terre     

                            Tu devrais aussi en faire    

                            Au four avec un hareng
                            Tu dis tu va tout faire
                            Tu ne creuse que ma tombe
                            En France c’est l’hécatombe

                            Tu ne sème que la misère
                            Je ne suis qu’un ouvrier
                            Au chômage est ma femme
                            Tu pourri même ton âme
                            Je n’ai plus qu’à trépasser
                            Peut être qu’un matin
                            J’ouvrirai ma porte
                            A l’huissier ce cloporte                          
                            Et les menottes aux mains
                            Quand tu auras tout pris
                            Appauvrie toute la France
                            De Lille jusqu’en Provence
                            Je pourrais dire aux gens                       
                            Ne croyez plus ce sbire
                            Sans être libertaire           

                            Fait’ lui maintenant la guerre        

                            Je pourrais me réjouir                           

                            Il est peut être temps
                            De virer ce bellâtre
                            Qui nage en eau saumâtre
                            Virer ce président
                            Si vous me poursuivez                          
                            Avec tout vos gendarmes
                            Moi j’aurai une arme
                            Et je m’en servirai

8 octobre, 2009

Lettre au président…Revenue sans réponse

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 12:38

Monsieur le président,
Je me permets de vous écrire ce mail pour vous faire part de mes ressentiments, me sentant victime d’une grande injustice.
J’ai 54 ans. Je travaille depuis l’âge de 16 ans. Le 30 juin 2008 je démissionnais après 18 mois en contrat CDI, d’une société de téléphonie située à Bordeaux, qui exploitait outrageusement ses employés.(Fermée depuis pour malversation et non paiement des salaires et de leurs cotisations URSSAF)

Cette décision de démissionner fut conditionnée en vue de la création d’une société en entreprise individuelle, une friterie ch’ti ( la première en Aquitaine).
Cette société a ouvert ses portes le 22 novembre 2008. J’ai embauché trois personnes issues du chômage dont une non indemnisée et une Rmiste. Cette société était sise dans un local loué par les établissements LECLERC à Pau. Ce local était dans un état de délabrement total, sans aucun câble électrique, il n’y avait que les murs.  Celui-ci me fut loué pour 3800 € trimestriel. Afin de mettre ce local aux normes électriques j’ai injecté 8000 €.dans les travaux.
La Banque « Crédit Agricole » m’a prêté 17000 €..  Mon apport personnel était de 12000 € pour l’achat du matériel. Budget qui fut vite dépassé vu les prix pratiqués. Mes employés ont fait preuve d’un courage exemplaire, « travailler plus pour gagner plus » a été pratiqué dans cette TPE. Les charges incombant à ces salaires, le RSI, le loyer de cet hyper marché, reconnu par la Banque de France comme étant je cite ‘un taux d’usure » m’ont noyé. Malgré une clientèle présente, un magasin reconnu à Pau, un chiffre d’affaire de 50 000 € du 22 novembre au 15 juin 2009, je croulais sous les diverses taxes. Le 15 juin n’ayant plus de quoi payer la dernière employée qui me restait, je décidais de fermer. Mis en redressement judiciaire le 07/07/09, je n’eus jamais la possibilité de ré ouvrir le magasin, ne possédant plus la trésorerie nécessaire pour l’achat des denrées de base.
Ayant un découvert en banque( compte professionnel) de -2600 €.,  après une médiation avec la Banque de France (qui ne trouvait pas ce découvert extravagant), demanda de m’octroyer un prêt OSEO de 4000 € , ceux-ci acceptèrent. Malheureusement, la Banque le refusa et me coupa définitivement les vivres et me mit alors en interdiction bancaire. Je suis passé en liquidation judiciaire le 15 septembre. Les dettes continuent à s’accumuler, malgré la fermeture et la liquidation le loyer court lui aussi toujours. J’ai trouvé une personne qui rachète le fond de commerce, malheureusement le liquidateur ne donne pas suite à ce rachat (au moment où je vous écris)
Le Pôle Emploi de Pau m’ayant refusé l’octroi d’une allocation, car démissionnaire, même pour créer une entreprise  qui n’a pas tenu 24 mois, je ne vois plus mon avenir évoluer. Je précise qu’à Pau il n’existe qu’un seul liquidateur judiciaire pour un nombre grossissant d’entreprises en liquidation. Je n’ai aucune nouvelle de ce liquidateur qui n’est jamais là et ne répond à aucun mail.
Je ne vais pas me plaindre de mon état de santé nerveuse, ce n’est pas dans ma personnalité. Mais là je n’en peux plus, surtout après avoir entendu que vous octroyez 2 000 000 d’euros aux entreprises en difficultés, ce qui est une très bonne chose, désormais trop tard pour moi . Je ne sais si vous allez lire ce mail, et je pense sincèrement que vous serez trop occupé pour avoir connaissance de celui-ci. Ce que je sais, c’est que pour avoir voulu travailler, embaucher des gens en difficulté, ne pas avoir perçu un centime de salaire pendant 7 mois, je me retrouve dans le dénuement le plus total. J’écrirai partout pour faire valoir au moins une reconnaissance sociale! Et si malheureusement ma situation n’évolue pas d’ici le 30 octobre, j’entamerai une grève de la faim qui aboutira a ce qu’elle doit. Ce n’est pas une menace, loin de moi cette idée, ce n’est qu’un recours. D’entrepreneur, je vais passer SDF.  Veuillez considérer ce mail comme authentique. Je n’ai plus aucune confiance dans l’administration, je pense que vous en comprendrez les raisons.
Je ne sais quelle formule de politesse sied à un président de la République Française, veuillez m’en excuser.

26 septembre, 2009

En attendant…

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 9:04

En attendant la reprise de la friterie par Christelle, je garde le blog ouvert pour vous donner la date de la ré ouverture. Pour l’instant elle se bat avec les banques…Moi avec les huissiers ! Chacun son combat…En parlant de combat, j’ai ouvert un nouveau site où il n’est plus question de friterie, je reprends la lutte, je reprends l’écriture mais dans un autre domaine, disons plus politique.

Je vous mets ici le lien si cela vous intéresse.

http://npa64.unblog.fr

A bientôt

Chris

21 septembre, 2009

Reconversion…

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 6:36

Après les déboires de la friterie, force est de constater qu’il faudra me reconvertir !

Il paraît que j’ai un don pour l’écriture, je n’irai pas jusqu’à déclarer que je suis un écrivain, loin de là, mais j’ai écrit un premier livre qui a eu de bonnes critiques « Le crépuscule des innocents »…Si vous tapez sur Google vous le trouverez référencé.

Certains me demandent  pourquoi  ne le trouve t-on  pas en librairie ? Tout simplement qu’après son édition par « Mémoires et Cultures » j’ai refusé qu’il soit distribué car les sociétés de distributions (ceux qui acheminent les livres vers les libraires et autres vendeurs de bouquins dans toute la France, ne prenaient pas moins de 70 % sur les ventes). L’éditeur prenant aussi sa quotte part +- 20 % et sachant que ce n’est pas moi qui fixe le prix du livre (pour info il est à 18 €) faites le compte de ce qu’il me reste sur la vente d’un livre…Il ne faut pas oublier que le libraire doit vivre…donc rien. Si on ne s’appelle pas PPDA, ou autre célébrité, qu’on ne bénéficie pas d’une pub médiatique, autant dire que vous restez dans l’anonymat que séquestre des centaines d’inconnus qui ont un jour écrit un bouquin.

Alors je me tourne vers tous ces anonymes qui ont une histoire à raconter. Parfois beaucoup plus intéressante, que celle qui paraît dans « Voici ou autre Gala » où l’on peut savoir que tels ou telles célébrités people se sont gratté l’oreille ou autre fondement (au singulier pour ce cas précis) ce qui en soit nous intéresse vivement !!!

Donc je m’adresse à ceux qui ont une histoire à raconter, une histoire à laisser à leurs enfants, petits enfants et ainsi laisser une trace de leurs vies d’ancêtres. Pourquoi seuls ceux qui font l’histoire auraient-ils l’honneur de rester dans les mémoires ?

Il y a quelques temps déjà, j’avais été approché par une amie qui avait un grand père combattant en 1936 dans les rangs des républicains Espagnols contre Franco. Expatrié en France il désirait raconter son combat, sa vie, ses mémoires, pour laisser une trace à ses descendants, simplement pour qu’on ne l’oublie pas. Malheureusement, je n’ai pas eu le privilège d’écrire celle-ci, il est parti rejoindre ses camarades avec qui il avait combattu. Qui se souviendra de cet anonyme ? Pourtant il avait beaucoup à dire.

Alors si cela vous intéresse de laisser un livre, une trace écrite pour votre descendance, l’histoire de vos grands-parents, arrières grands-parents que vos enfants ou petits enfants n’ont pas connus, si vous avez des photos, si vous avez envie de les raconter, rencontrez moi ? J’écouterai vos souvenirs, et vos descendants n’auront pas besoin de consulter les mairies pour faire un arbre généalogique, ils auront tout, histoires, photos…j’écrirai votre biographie.

Peut être que ma reconversion passe par l’écriture, si ça ne tenait qu’à moi…

Alors si l’aventure vous parle, laissez moi un commentaire et je ne manquerai pas de vous contacter.

L’appel est lancé, a vous de voir…

Chris.

16 septembre, 2009

Dernière chronique d’une mort annoncée

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 11:47

J’ai le regret de vous annoncer le décès de « chez Berdoulle » né le 22 novembre 2008, décédé le 15 septembre 2009 en terre Paloise et ce à l’age de 7 mois. Bien jeune pour mourir…

Mort d’une maladie due aux œillères d’une banque, qui préfère accorder des bonus mirobolants et déplacés envers leurs traders,plutôt  que de se pencher réellement sur le cas d’une petite société, qui n’avait finalement qu’un découvert de 2300 € et à qui ils ont coupé les vivres.

Mort d’avoir été asphyxié par un loyer exorbitant.limite de l’usure

Mort de n’avoir pas été exonéré des charges en tout genre et ce dans sa première année.

Mort d’avoir apporté un « autre goût, une autre façon de déguster d’autres spécialités venues d’ailleurs.

Mort d’avoir fait ressurgir les souvenirs  et les goûts de son enfance à une dame de 80 ans née à Lille vivant depuis 50 ans à Pau, (son témoignage restera en ma mémoire) 

Mort d’avoir voulu rémunérer décemment ses employés, non pas au SMIG qui ne nourrit plus personne depuis très longtemps, mais à un salaire décent.

Mort d’avoir privilégié le social et n’être pas un patron voyou..

Mort d’avoir travaillé au minimum 15 heures par jour.

Mort de n’avoir pas poussé ses ventes en voulant faire du « fric à tout prix »

Mort d’avoir respecté ses employés.

Mort de n’avoir pris aucun salaire pendant 7 mois.

Mort d’être passé de créateur d’entreprise et générateur d’emploi… à délinquant.

Mort d’avoir fait de la qualité et des produits frais.

Mort d’avoir pratiqué des prix très abordables.

Mort de n’avoir pas été un requin financier.

Mort d’avoir donné à manger à des pauvres sans argent et qui avaient faim, sans contrepartie.

Mort de pouvoir se regarder sereinement dans une glace le matin contrairement à certains.

Mort de n’avoir sur la conscience aucune malversation, vol ou autres détournements.

Mort de n’avoir pas obtenu d’aide, ni de la région, ni de la ville de Pau.

Mort d’avoir crée la première friterie ch’ti en Béarn.

Mort d’avoir fait importer des produits du Nord dans une centrale d’achat  paloise.

Et il y en aurait beaucoup encore comme ça….

Berdoulle est mort, reste…moi, les dettes, un avenir plus qu’incertain, c’est que je n’ai plus vingt ans !…Justement, vingt ans, ce sera certainement le temps qu’il me faudra pour rembourser, c’est-à-dire que j’aurai terminé à 74 ans….sourire. Faut pas rêver !

Dois je regretter ? Oui je regrette la fermeture mais sûrement pas les rencontres qui ont ponctué ces 7 mois. La France est riche de gens, réellement ouverts, sociables, réels, vrais ! Et bien que nous nous sommes ruinés dans cette entreprise jusqu’au dernier centime je ne suis pas aigri, je crois encore à ceux qui font la France, comme disait connement un ex gros ministre : « la France d’en bas.» J’aime ceux d’en bas, car sans eux il n’existerait pas de France d’en haut surfant sur la sueur et les larmes du bas peuple.

Nous sommes désormais mis au banc de la société, générant bien évidemment sa kyrielle de noms communs qui vont désormais bercer ma douce fin de vie, huissiers, contentieux, mise en demeure, saisie.

Ha ! Ces beaux et nobles défenseurs de la république démocratique, toujours prêts à aider ces petites entreprises. Ironique ? Non réaliste ! Entre les beaux discours et la démagogie qui font la gloire de nos hommes politique, soi disant dirigeants responsables, proches du peuple, (mais néanmoins super rémunérés) ou tel député déclarant que « (dans sa ville) ou pire (dans son fief) qu’il est très prêt de ses serfs, et qu’il sait lui ce le peuple veut.

Pour moi « fief » me rappelle le moyen age, pas vous ?

Rien qu’avec la vente d’une certaine montre désormais célèbre, Berdoulle vivrait encore.

Ho, je ne lui envie pas sa montre. Personnellement j’en possède une que lui n’aura jamais. Une LIP, d’origine, un symbole pour moi. Fabriquée dans les années 70 par des ouvriers qui refusaient la fermeture de leur entreprise et qui continuaient malgré l’interdiction proférée par Giscard Bistaing de fabriquer et vendre leurs produits en autogestion dans la rue, pour ne pas mourir…Elle est vieille ma montre, mais elle fonctionne toujours.

Acerbe ? Oui peut être ! Révolté ? Toujours !

A l’heure où des êtres humains se suicident, désespérés, victimes d’une soi disant démocratie aveugle dirigée par un  système capitaliste fait de rendement, de productivité, d’efficacité financière pour engraisser une minorité d’actionnaires. Leurs photos, au même titre que l’affiche rouge de sinistre réputation affichée dans les couloirs du métro parisien pendant la dernière guerre, devraient être également affichées, pour qu’on ne les oublie pas, comme nous n’oublions pas les visages de ceux qui n’étaient pas Français mais ont défendu une France occupée, des communistes, des apatrides, des étrangers, s’il y en avait eu qu’un, on l’aurait oublié, il y en a eu plusieurs et la France à été libérée. (Voir ministre de l’intérieur)

Non je ne dérive pas, je dis simplement ce qu’est notre société actuelle. Les Français en 1789 ont compris eux qu’il fallait changer tout ça. Leur seul tort est d’avoir remis leur révolution entre les mains de gens avide de pouvoirs au lieu de mettre en place un comité local départemental et régional puis national, avec décision prise à l’échelle du peuple, réellement démocratique, au contraire tout a recommencé, nous sommes de nos jours revenus dans un état royaliste sous la gouvernance d’un seul homme ou rien que le mot « référendum » doit lui foutre des boutons !

Je ne veux pas et ne serai jamais une autruche. Le blog n’a jamais été un forum politique, je voulais simplement avec la chronique d’une mort annoncée crier une dernière fois.

Merci aux 21000 visiteurs qui ont pris la peine de me lire et de poster des commentaires.

Merci à tous.

Juste un mot pour le berdoulien Hervé de la réunion, j’espère te rencontrer un jour, et qui sait, faire une ballade en Triumph ou en Harley  à travers la réunion.

Chris …ex friteur, ex Berdoulle.

11 août, 2009

Epilogue

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 8:01

Bonjour à toutes et à tous,

 

Voila…il y a un peu plus d’un an qu’est né ce blog, 15 mois exactement et comme, selon la formule consacrée,  toutes les bonnes choses ont une fin, ce sera mon dernier article. Le 119 ème.

Vous avez pu suivre aux fils des mois, la création, l’ouverture, les turpitudes, les bonheurs et finalement la fermeture d’une société… d’un vieux rêve.

Mais, même si je ne suis et ne serai plus aux commandes, la friterie, elle, va continuer, «  Chez Berdoulle » vivra encore. J’ai mis en vente le fond de commerce, et c’est certainement une Lilloise qui va reprendre le flambeau, dans la même optique que Berdoulle, garder le traditionnel.

Malgré tout, la satisfaction est là. Ce qui est positif est qu’au moins, nous aurons prouvé qu’une friterie ch’ti est viable, même au sein du Béarn, la satisfaction d’avoir fait goûter et fait apprécier la fricadelle et d’autres produits de chez nous, la frite fraîche…

J’ai certainement trop passé ma vie à défendre les autres, en tant que délégué syndical, pour être un bon patron, peut être ne suis-je pas fait pour ça, je n’aime pas donner des ordres, je n’aime pas imposer dans une entreprise, j’ai voulu une société où il fait bon vivre et bon  y travailler que voulez-vous je resterai à jamais un impossible utopiste.

J’ai fais des erreurs que j’ai eu le temps d’analyser, mais qui  n’a pas tenu un commerce ne peut savoir les difficultés que cela représente. Gérer une entreprise et des collaborateurs n’est pas chose aisée, mais j’ai appris ; énormément appris, et après tout la vie ne sert elle pas à ça ? Passer d’un point à un autre en essayant de combler le vide qu’il y a entre les deux, du mieux que l’on peut ? Apprendre, toujours. Ce qui nous détruit nous rend plus fort pour avancer.

Ce que nous allons devenir ? Je n’en sais rien du tout, mais j’avancerai.

Déjà, rembourser mes dettes, et lorsque cela sera fait, nous verrons bien. Un couple ch’ti habitant la réunion, en vacance en France et de passage à Pau, sont venus à la friterie, il m’avait proposé d’aller ouvrir une friterie ch’ti sur l’île de la Réunion, où beaucoup de ch’ti réside…Pourquoi pas.

Même si ça ne m’a strictement rien rapporté sur le plan matériel, ça m’a amené beaucoup sur le plan humain. J’ai fait la connaissance de pleins de gens très intéressants et je ne les oublierai pas, certains sont devenus mes amis et j’ai gardé ceux que j’avais, ce qui somme toute est pour moi le plus important.

Sur 18938 visites et 1000 commentaires, je n’ai eu qu’un seul qui a été hostile. Vous avez fait vivre ce blog …

Je vais réunir ces 119 articles, les mettre dans un coin et qui sait, peut être un jour un éditeur sera intéressé par ce petit bout d’aventure ?.

Je viendrai à l’ouverture, donner un coup de main à la nouvelle propriétaire, pour la mettre au courant, pendant quelques jours. Après ce sera à elle de faire vivre la friterie, mais comme je disais, l’important est qu’elle vive le plus longtemps possible.

Je laisserai le blog ouvert, peut être encore une ou deux semaines, après je le clôturerai définitivement..

Voila je vous dis merci à tous et simplement, qui sait ? A bientôt…

Chris.

1 août, 2009

APPEL !

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 8:34

Bonjour  à toutes et à tous,

 

Alors que Cathy et moi nous nous préparions au dernier préparatif pour l’ouverture de lundi, j’ai eu la désagréable surprise de recevoir un courrier hier midi ! Je vous avoue mon incompréhension la plus totale mais qui n’entamera pas ma détermination à continuer…ailleurs.

Normalement, lorsque vous passez au tribunal du commerce pour vous mettre -de votre propre chef- en redressement judiciaire, ce n’est pas seulement qu’une affaire ne marche pas, mais cela peut être aussi dû à plein d’autres paramètres, le notre étant que le local nous à coûté (pour les travaux et la mise en conformité) et nous coûte trop cher par rapport aux rentrées, générés bien évidemment par l’emplacement

Je ne peux citer ici le nom de qui émane ce courrier, sans risquer de me retrouver en plus avec un procès en pénal en plus sur le dos, donc je m’abstiendrais sur ce chapitre.

Par contre, l’ouverture de lundi est, d’une part complètement compromise à l’emplacement actuel, car je ne peux m’acquitter de la somme qu’on me demande !

D’autre part, je lance un appel à tous ceux qui habitant Pau où les environs proches, se sentant solidaire de notre friterie ou non, de nous apporter leurs aides, afin de retrouver un local où il y à possibilité d’y installer la friterie. Un local en location car je ne peux, dans l’état actuel des choses, acheter un fond de commerce, toutes nos économies étant passées dans les travaux de réparation, de rénovation du magasin.

90 % de notre clientèle nous ont dit que le local (actuel) était bien trop petit et qu’ils auraient préférés un endroit afin d’avoir la possibilité de déjeuner de dîner sur place des spécialités ch’tis, en assiette, tranquille assis à table ce qui serait une très bonne idée.

Voila donc l’occasion de mettre à exécution ce projet de prendre un local plus grand….

 

J’ai passé l’après midi d’hier à réfléchir. Les pours et les contres. Il fallait que je prenne une décision, et vite ! Je ne suis pas une girouette.

Peut être, et c’est sûrement vrai, que je m’insurge contre les valeurs sociétales d’une machine financière où l’on a tendance à oublier « l’être humain » et je ne vais pas aller à l’abattoir « financier » comme un mouton qui sait qu’il va mourir et refuse d’y aller, l’instinct de conservation ne prend pas ses sources que face à la mort, elle peut aussi le prendre face à la vie. La décision à prendre n’est pas dans le fait de chercher un nouveau local, car après la lecture de ce courrier, ma décision était prise car impossible de continuer dans ce magasin à cet emplacement là, mais surtout je pensais à tous ceux qui attendaient la réouverture de lundi, vous n’êtes pas non plus des girouettes et pour tous ceux-là je m’en excuse !! Donc contraint et forcé je préfère rebondir plutôt que de fléchir, cela me semble la solution la mieux adaptée.

Je sais, que depuis l’ouverture de ce site, vous avez pu constater que rien n’a été simple, on ne nous a pas épargné, ho je ne me plains pas, il y a tellement de gens dont nous ne soupçonnons même pas une seconde, la détresse dans laquelle ils sont plongées, pour avoir seulement voulus sortir du lot et de voler de leurs propres ailes, détruits pour avoir voulues simplement… travailler autrement.

Donc je lance un appel, ou que vous habitez, regardez simplement si il n’y a pas un local de 60 à 80 m² à louer.

Hier vous avez encore été + de 60 à venir sur le site, en cette période de vacance, je me dis que beaucoup sont intéressés par la continuité de « chez Berdoulle ».

Bien évidemment je cherche de mon côté.

N’hésitez pas, s.v.p, soit mettre un commentaire si vous dénichez quelque chose ou me téléphoner. Je laisse d’ailleurs un numéro de portable …au cas où …06 32 42 09 12..

C’est définitif je tourne la page du local actuel, pour des raisons de santé mental, je ne vais pas m’aliéner jour après jour à me casser les boyaux de la tête la dessus, alors avec votre aide aidez moi à écrire une nouvelle page ailleurs.

Je vous remercie d’avance.

 

PS : Pour ceux qui hésitent à écrire sur le blog, je rappelle qu’il peuvent 1 : Ne mettre qu’un pseudo, 2 : Que leur adresse IP n’apparaît pas sur le blog, et 3 : Que mon site est protégé de tout ce qui est malfaisant sur la toile.

 

2ème PS : il y a sûrement des fautes dans le texte, mais ce matin, je n’ai pas le temps de me pencher sur l’orthographe, ce n’est que de l’aurtaugraffe ….merci de votre compréhension.

 

A bientôt de vous lire.

Chris Chez Berdoulle.

29 juillet, 2009

Ré ouverture ….suite

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 7:53

Bonjour à toutes et à tous,

 

Bon, les préparatifs de ré ouverture continue, on se sent fébrile comme à la première ouverture et impatient d’y être en même temps.

Je sais qu’une ouverture au mois d’août n’est pas le meilleur mois, Aznavour avait chanté jadis le désert de Paris au mois d’août, Pau ne doit pas être loin de la chanson mais cela reste le seul point de comparaison avec the capitale of the France. Il fait quand même bon vivre ici….comme disait Henry IV « en cette bonne terre de Béarn » après la Saint Barthélemy…

Pour ceux qui me lisent et qui sont des habitués de la friterie, ils trouveront quelques changements et quelques précisions s’imposent.

J’ai eu, et je le reconnais, la pensée de fermer définitivement, ne trouvant pas comment j’allais m’en sortir de cette histoire. Mais est-ce que mes articles qui le laissait transparaître, des amis : Alain, Edith, Joëlle et Bruno, Rudy gros mangeur et amateur de filet américain devant l’éternel, Zizite, Hervé de la réunion qui trouve (toujours en verve d’écriture) qu’il faut se relever et continuer, et tant d’autres qui par SMS, qui par mail, qui par téléphone m’ont redonné l’envie et le goût de continuer.

Premièrement (au début du moins) nous revenons à une friterie traditionnelle mettant de côté pour un temps les sandwichs au maroilles et autres paninis ch’ti inventé par Cosette qui ont été très appréciés des clients, pour la seule, simple et bonne raison que nous redémarrons après une traversée du désert et qu’il faudra un peu de temps pour se relever. Nous avons, pour pallier aux Paninis de Cosette, fait venir d’autres spécialités ch’ti. Il ne manquera de rien mais force oblige de dire que je n’ai pas besoin de m’étendre sur le sujet, tout coûte cher, même en achat en gros et comme je suis un obstiné je garde les produits ch’tis. Mais vous retrouverez les Panich’ti et autre Berdoulle Burger plus tard.

Le second problème était la pomme de terre. Comme vous le savez, nous utilisons de la Binche qui viennent d’Hazebrouck dans le Nord. Je savais que cette variété de pomme de terre (qui reste la meilleure pour les frites fraîches), disparaissait au mois d’août et reprenait en septembre. Nous avons réussi à en trouver après bien des recherches, fort heureusement.

Donc la machine devrait redémarrer lundi 03 août, même s’il reste du boulot avant l’ouverture nous serons prêts.

Nous avons dépassé les 18000 visites, signe, s’il en est, que ce blog ne laisse pas indifférent et je vous en remercie.

Au sujet des prix, chacun sait qu’avec la baisse de la TVA à 5.5 % les restaurateurs sont appelés à baisser leurs prix. Je tiens à préciser que nos prix, en tant que restauration rapide, étaient déjà à 5.5 %, et nos prix ne sont pas élevés (dixit nos clients), par rapport à la qualité et à la quantité. Donc il n’y aura ni baisse ni hausse.     

Voila je vous donne donc rendez-vous à la friterie et vous remercie pour tous vos messages de sympathies.

A lundi

Chris ..Berdoulle

21 juillet, 2009

Réouverture de la friterie…

Classé sous Friterie traditionnelle à Pau — Christian @ 9:35

 

Bonjour à toutes et à tous.

 

Après bien des péripéties, une grosse traversée du désert, je suis en mesure de  vous dire que la friterie réouvrira ses portes le 03 août.

Cela n’a pas été simple, il a fallu se battre avec, ou parfois, contre certaines administrations, se battre avec ses doutes, ses désillusions, cette désagréable impression d’être entré dans un tunnel sans fond, jonché d’incompréhensions, et puis l’impression de discerner, loin encore,  une lueur d’espoir, aussi minime soit-elle, qui vient éclairer une situation que je pensais sans issue possible. Cette désagréable impression d’être devenu un délinquant des affaires, un paria, un  « Bernard Tapie » à la graisse de bœuf, englué dans une mélasse pas nette, engourdissant l’esprit, ce sentiment de culpabilité qui s’insinue doucement sans prévenir, comme un petit voleur de pommes affamé, se retrouvant devant une machine judiciaire incompréhensive, qui se sent déjà coupable avant d’être jugé par des gens qui n’ont pas faim…

C’est tout simplement une aventure humaine au désagréable parfum  financier. On ne peut, en montant sa société, déroger aux prêts en tout genre, nous devenons tributaires d’autres… donc à la merci d’une banque, qui vous suivra, soit : patiente, croyant à votre projet fermement, soit : se mettra des œillères et deviendra sourde à vos appels aussi désespérés soient-ils.

Pour nous ça été le dernier cas, mais être mis au banc des accusés n’a rien de ragoûtant, même si nous n’avons volé, trompé personne, on a simplement voulu bosser, on a travaillé plus pour pratiquement tout perdre, on se sent forcément …coupable.

Mais, et fort heureusement, la solidarité, l’amitié, la compréhension, l’écoute, ne sont pas des mots ou des actes qui n’existent plus. Certains se sont levés, se sont déplacés chez nous, et  nous ont écouté, compris et nous ont apporté une aide précieuse, une aide qui nous permettra de sortir de ce marasme. Les appels téléphoniques, des mails de clients, qui font chaud au cœur, des témoignages qui m’ont permis de ne pas devenir un misanthrope primaire. Des êtres humains qui observent, écoutent et parlent avec leur cœur.

Certes, nous reprenons en pleine période de vacance, j’en suis conscient, mais dès lors que j’ai le feu vert pour ré ouvrir, je ne peux me permettre d’attendre indéfiniment.

Certains penseront en me lisant (ils auraient raisons) pourquoi alors ne pas ouvrir dès maintenant ?  Remettre une machine comme la friterie en route, après tous ces déboires ne peut se faire comme ça, il faut se pencher très sérieusement sur tout ce qui a pu foirer, sans se tenir uniquement à n’accuser « que » la banque. J’ai certainement quelque part fait des fautes également. J’ai appris beaucoup depuis l’ouverture, comme je disais plus haut, tenir un commerce ce n’est pas simplement jouer à la dînette, c’est une réelle aventure humaine et malheureusement financière, et si c’était aussi simple, le tribunal du commerce ne serait pas aussi rempli de gens comme moi, qui sont pour certains en tout cas, complètement ruinés et n’auront plus la possibilités de se relever, pour ma part j’ai une seconde chance, il n’y en aura pas de troisième, c’est clair, c’est à moi à revoir certaines choses, afin de me redresser définitivement.

Ce qui va changer ? Pas les prix en tout cas, pas la qualité, pas la quantité. Je vais revenir aux fondamentaux de la friterie ch’ti, dans un premier temps, donc revenir à la friterie traditionnelle, pour des raisons très simples, Cosette va arrêter, je la comprends parfaitement, vivre dans l’incertitude d’avoir ou non son salaire n’est pas vivable car entraîne forcément de dangereux désagrément de vie quotidienne. Donc, c’est avec Cathy que je vais reprendre. Cathy n’ayant pas l’expérience de Cosette je vais être obligé (au début en tout cas) de supprimer quelques ventes comme les pani’ch’ti et autres paninis  nécessitant, beaucoup de préparation  mais surtout en cas de coup de feu servir le plus rapidement possible, car ces spécialités prennent beaucoup de temps et il faut que Cathy s’adapte à son nouveau job.

Je ne peux plus embaucher à temps pleins, les charges qui pèsent lourd dans la balance me force à cette décision. Et si on se plante nous n’entraînerons personne d’autre dans la chute… que nous.

Nous recommençons donc, presque à zéro, enfin pas tout à fait, l’expérience acquise, l’analyse des erreurs que j’ai commises, la réduction des dépenses, et surtout la fidélité de notre clientèle devraient nous permettre de sortir la tête de l’eau.

Nous avons besoin de ces 15 jours également pour recommander de la marchandise du Nord.

Délai de livraison oblige…Et si jamais la marchandise n’arrivait pas dans les délais prévus, ce ne serait que repousser de quelques jours la réouverture.

Voila, je pense vous avoir tout dit de la situation.

Je vous donne donc rendez-vous le 03 Août pour un nouveau et j’espère définitif départ.

Pour répondre à ceux qui m’ont demandé d’avoir un local plus grand, je ne peux que leur répondre que c’est prévu, mais seulement lorsque nous serons sortis définitivement de la zone rouge, voire lorsque nous serons dans une zone complètement verte. L’idée est là en tout cas.

 

A très bientôt.

Chris …Berdoulle    

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